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Historique

mercredi 29 juin 2005, par lamar

A l’origine : le timbre. Nous sommes au d√©but des ann√©es 60. Pour pallier au manque de joueurs, et trouver une parade √ la difficult√© de mettre autour d’une table des partenaires de jeux de plateau, des inconnus (am√©ricains, probablement) inventent le Play By Mail (dit PBM) ou jeu par correspondance (dit encore ¬« Jpc¬ »). Ainsi, un certain John Boardman met au point une version √©pistolaire du jeu Diplomacy et √©dite m√™me un fanzine pour l’occasion. Pour certains, John Boardman serait m√™me le r√©el inventeur des Jpc.

En 1972, c’est le premier tournant. Il est h√©las commercial. Un d√©nomm√© Rick Loomis lance une soci√©t√© de jeu par correspondance (JpC) payant : Flying Buffalo. C’est en fait √ l’arm√©e, deux ans plus t√īt, qu’il met au point un wargame et contacte plusieurs lecteurs de ¬« The General¬ », le magazine des √©diteurs de wargames Avalon Hill. Mieux : Rick Loomis imagine que les machines, pas encore appel√©es micro-ordinateurs, peuvent l’aider √ arbitrer son jeu. Un ami lui √©crit un programme. Et en 1972, Rick Loomis va pouvoir arguer : ¬« We Created the Play By Mail Industry¬ » (Nous avons cr√©√© l’industrie du jeu par courrier). Un slogan qu’il utilise toujours, aujourd’hui.

A la fin des ann√©es 70, c’est au tour de l’Angleterre de se mettre √ jouer par correspondance. L’engouement va √™tre rapide. Tr√®s vite, des fanzines se cr√©ent, les jeux se multiplient, et une nouvelle fa√ßon de jouer s’impose. Avec, l√ encore, une bataille entre les partisans de la gratuit√© et ceux du commerce. ¬« Flagship¬ », revue professionnelle, f√©d√®re alors tous les Jpc anglais.

En France, c’est au d√©but des ann√©es 80 que les JpC d√©boulent. Toujours pour pallier au manque de joueurs dans une m√™me ville. Mais, ici, l’engouement est moindre. Et seules quelques revues comme Casus Belli s’en font l’√©cho.

Puis survient le Grand Tournant : Internet. D√®s la fin des ann√©es 80, des √©tudiants am√©ricains troquent leurs timbres pour leurs adresses √©lectroniques et les PBeM (Play by E-Mail, Jeux par courrier √©lectronique) naissent. Cette fois, c’est parti. Et pour de bon. √‰tats-Unis, Japon, Europe, au fur et √ mesure que le Net s’implante, les PBeM se propagent.

En France, on comptabilisait moins d’une dizaine de jeux en 1997 pour plusieurs centaines actuellement, et plusieurs milliers de joueurs. Au d√©part, les jeux √©taient souvent l’adaption electronique de jeux postaux (tels que le jeu de foot "United" cr√©√© par l’Anglais Alan Parr). D√©sormais, bien des jeux disponibles sont des originaux cr√©√©s sp√©cfiquement pour Internet et se detachent de plus en plus des lointains modeles (Donjons et Dragons, jeux de plateau, etc.). La tr√®s grande majorit√© des jeux pr√©sents sur le march√© francophones sont des jeux gratuits, alors que les societ√©s qui essayent de s’implanter (avec plus ou moins de succ√©s) sont g√©n√©ralement issues du JPC.